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HISTOIRE

17/07/2009 - Lu 1218 fois
histoire de notre commune

HISTOIRE DE NOTRE COMMUNE

Préhistoire et Antiquité
 
Le village d’Asnan est dominé à l’ouest par un plateau se terminant par un étroit promontoire ( le Montgué, 361 m). Ce promontoire a été aménagé il y a environ 4000ans en éperon barré. Il ne s’agissait pas là d’un habitat de plaine à vocation agricole ou pastorale mais d’une position défensive prototype des premières fortifications. L’éperon était barré par un rempart transversal qui permettait d’en interdire l’accès à d’éventuels assaillants venant du plateau, les pentes latérales abruptes formant des protections naturelles.
 
Ce type d’habitat, commun au néolithique, est qualifié de « camp en éperon barré ». le rempart (37 mètres de long) , qui n’est actuellement qu’un faible talus, a été fouillé en 1970-1971 par un Groupe de nivernais de recherches archéologiques préhistoriques. Les fouilles ont montré que le rempart était précédé d’un fossé (largeur 4,50 mètres, profondeur 1,20 mètre) et que sa masse était retenue par une structure en bois et une palissade dont il ne reste plus que des trous de poteaux régulièrement espacés. Le matériel recueilli est essentiellement néolithique. Quelques rares tessons de poterie noire ou rouge se trouvaient mêlés à de très nombreux ossements humains calcinés et émiettés. Le site a dû être fréquenté par la suite comme l’atteste la découverte , dans les couches superficielles, d’un dé à coudre en bronze probablement gallo-romain et celle de tessons de poterie médiévale. Un outillage lithique néolithique se retrouve également plus loin sur le plateau, autour de la croix. C’est un matériel grossier, réalisé en chaille et dominé par des burins très robustes qui évoquent une activité forestière.
 
Prés de Montpolin, en bordure de la route reliant Asnan à Grenois, les missions photographiques aériennes ont relevé une structure quadrangulaire dont l’orientation diffère des parcelles actuellement en culture. Peut-être s’agit-il d’une enceinte protohistorique ? Également , au lieu dit les Malandres, au bas du flanc ouest du Montgué, on a pu noter la présence de formes géométriques qui s’apparentent à des structures arasées. Le site, comme le précédent, n’a pu faire des recherches au sol. La voie romaine reliant AVALLON à BOURGES ( par NUARS, SAINT DIDIER, CHALLEMENT, HUBANS, CHEVANNES –CHANGY) passait à proximité du village . elle était utilisée au Moyen Age par les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle en provenance de Vézelay.
 
Moyen Âge et Ancien Régime

Premières mentions : Villa Aanantum (849), Anantum (1136). D’Aanantuum, on peut penser à « ad-nantum », se qui serait : ad (à côté/près) et nantum (toponyme celle évoquant un petit cours d’eau).
 
Il existe une tradition relative à l’origine du nom du village , selon cette légende, Asnan ne se composait à l’origine que de deux maisons, l’une dite « le château Boulaguet », l’autre appelée « le domaine de l’Asne ». Au Moyen Âge, les religieux du prieuré bénédictin de la Montagne (à Grenois, village voisin) venaient à une source au fond d’un vallon isolé pour recueillir de l’eau dans les outres qu’ils chargeaient sur un âne. De là le nom du domaine ( de l’Asne) que l’on donna à la maison qu’ils possédaient à côté, et ensuite, le nom d’Asnan donné au bourg qui se développa progressivement autour. On doit cependant se borner à faire observer que jamais, dans un document antérieur au XVIII éme siècle , la paroisse d’Asnan, quand elle est nommée en latin, n’est appelée Asnantum, mais bien Aanantum ou Anantum. S’il est difficle et hasardeux d’émettre des hypothèses sur les origines du village. Ce qui est sûr, c’est que Aanantum existait déjà au IXè siècle en tant que paroisse.
 
Le seigneur d’Asnan est le baron d’Hubans qui réside, jusqu’à la fin du Moyen Âge , dans sa tour fortifiée dominant le petit village voisin d’Hubans (commune de Grenois). Les premiers seigneurs connus sont Hugues (en 1048) puis Mathieu ( en 1095). Les familles Rongefer ( XII éme ET XII éme siècles), de Mello et d’Eu (XIV éme siècle) , de Montaigu (XV éme siècle), de Rabutin ( XV éme et XVI éme siècles), et de Jaucourt
( XVII éme et XVIIIéme siècles) se succèdent à la tête de la seigneurie jusqu'à la Révolution. A partir du XV éme siècle, ils résident dans leur château de Brinon -sur- Beuvron quand ils ne sont pas dans leur hôtel parisien. Le baron d’Hubans détient la haute et moyenne justice sur le village. Le gibet et les fourches patibulaires se dressaient au lieu dit "Les Piliers".

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